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jeudi 24 mars 2011

Nouvelle Laiterie à Sidi Bouzid

C’est officiel le Groupe Meddeb (Délice) va entamer la construction une nouvelle laiterie dans le gouvernorat de Sidi Bouzid et plus précisément dans la zone industrielle de Lessoueda.

Cette laiterie qui sera fonctionnelle fin 2013-début 2014 aura une capacité de réception de 400 000 L/j de lait cru destinés pour la production de lait de boisson UHT et de lait fermenté. Cette laiterie assurera 300 emplois directs avec un taux d’encadrement de 30%.

Cette laiterie sera certainement le fleuron de l’industrie laitière en Tunisie. L’installation de cette laiterie bénéficiera aux gouvernorats du centre ouest et du sud ouest. Elle entraînera une dynamique de production laitière, de collecte de lait cru et de distribution de produits finis susceptible de créer plus de 10 000 emplois indirects.

mardi 15 mars 2011

Secteur laitier : les causes d'une crise passagère

Y’a-t-il vraiment plus de lait produit en Tunisie que l’année dernière ?

Personnellement, je ne le crois pas. La variation ne dépassera pas les 2 à 3% ce qui n’est pas de nature à causer une surplus au niveau de l’offre de la fourniture laitière. Cependant, il est clair que certains industriels connaissent des difficultés dans l’écoulement de leurs productions (yaourteries, fromageries) ou de leurs stocks de produits (lait de boisson). Par ailleurs, la ruée vers les produits artisanaux du secteur informel connaît aussi un fléchissement.

Le réflexe le plus facile et le plus rapide consiste à la diminution des quantités de lait cru au niveau des quai de réception de ces laiteries et au niveau des crèmeries. Durant la haute saison de production les débouchées pour cette fourniture laitière refoulées (non pas à cause d’une mauvaise qualité) aux quais de réception ne sont pas évidentes vu que la capacité de transformation qui est en temps normal (et ce depuis des années) inférieure à l’offre de la fourniture laitière durant cette saison.

Comment dénouer cette crise ?

A mon sens, trois mécanismes doivent être mis en place conjointement : i)Tunisie Lait qui a été soulagé du plus du tiers de son stock de lait de boisson (3 500 000 L achetés par le ministère du commerce) a l’obligation de doubler sa réception (de 180 000 L/j en moyenne à 360 000 L/j en moyenne), ii) l’unité de séchage doit démarrer le plus tôt que possible ce qui pourra soulager les collecteurs de lait cru d’environ 120 000 L/j en moyenne (évidemment si la qualité de ce lait cru répond aux exigences de ce type de transformation, iii) faciliter à moyen terme l’exportation vers les pays limitrophes.

Quelques actions symboliques sont de nature à permettre ponctuellement des consommations record des produits laitiers : citons entre autres organisation de journées nationales invitant les citoyens à consommer exceptionnellement 3 verres de lait…

Cependant, et quoiqu’il advienne la situation du secteur laitier sera meilleure dans les cinq prochaines années.

jeudi 26 juin 2008

Prochaines notes

L'absence de publication de notes ces derniers mois est principalement due à des obligations professionnelles. Pour le redécollage de ce blog, j'essayerai de publier une à deux notes par semaine. Les thèmes qui seront débattus prochainement toucheront à La collecte de lait en tunisie, à l'organisation de cette collecte, l'impact de la dernière crise sur le cheptel et sur l'industrie laitière, les leviers d'action pour éviter les pénuries,...

Evidemment, vos suggestions seront les bienvenues. A très bientôt
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mardi 11 décembre 2007

Augmentation du coût des aliments concentrés simples : Orge

Le cours à l’échelle nationale et internationale de l’orge vient de flamber. Il est passé en 24 heures de 280 Dt/tonne (environ 215 $ US/tonne) à 470 Dt/tonne (environ 362 $ US/tonne) soit une augmentation de 68 %. Ce nouveau prix est encore inférieur au cours international qui a atteint les 793 Dt/tonne (environ 610 $ US/tonne) rendu au port de Tunis.

La première incidence de cette flambée est une augmentation de 40 Dt/tonne (environ 31 $ US/tonne) du prix de vente des aliments composés destinés à l’alimentation des bovins laitiers. Cette augmentation se traduit par une augmentation du coût de production du lait de 20 Dt/tonne.

Cette flambée perturbe de nouveau un système de production déjà fragilisé par les dernières hausses des prix des aliments et de l’énergie. Ce système n’a pas pu trouver son équilibre malgré une substantielle augmentation du prix de vente chez le producteur (+20% par rapport au prix minimum garanti appliqué durant le premier trimestre de 2007). Mais malgré cette augmentation les coûts de production dans plusieurs bassins laitiers importants ne sont pas couvert par les tarifs appliqués.

Le moment ne serait-il pas opportun pour que les pouvoirs publics sauvent toute une filière et annoncent finalement la libéralisation du prix du lait de boisson?

dimanche 18 novembre 2007

Augmentation du prix du lait

Après la révision des prix à la production le 15/11/07 (prix minimum garanti 450 millimes/L (environ 0,253 euro) et à la collecte (prix minimum garanti 480 millimes/L rendu au quai de la laiterie (environ 0,270 euro/L)), le prix de vente au public vient d'être augmenté de +50 millimes/L (environ +0,029 euro/L) le 18/11/07 pour devenir 830 millimes/L (0,466 euro/L) pour le lait UHT. Cette augmentation est la troisième en 2007.
Malgré ces augmentations le prix de vente au public reste le moins cher de tout le Maghreb et le coût de production chez l'éleveur n'est que partiellement couvert. A défaut d'une libération des prix de vente du lait de boisson, d'autres régularisations sont nécessaires afin que tous les intervenants trouvent leurs comptes principalement les petits et moyens producteurs.

dimanche 11 novembre 2007

Présentation

Ce blog est une initiative personnelle visant à faire partager nos visions concernant le développement du secteur laitier tunisien qui a certainement évolué depuis l'indépendance. Ce développement aurait pu être meilleur si certaines politiques (importation de génisses de races purs, croisement d'absorption, prairies de Séjenène, Collecte primaire,...) avaient été correctement suivies par les différents intervenants. Juger le passé est contre productif mais des leçons doivent être tirées afin de rattrapper certains retards et optimiser les ressources animales, humaines et agronomiques disponibles.
La Tunisie pourra subvenir à ces propres besoins laitiers et pourra même subvenir aux besoins de ses voisins limitrophes. Tous les articles publiés sur ce blog seront étayés par des références bibliographiques afin de réorienter les lecteurs voulant approfondir leurs lectures vers des sources originales et fiables. Par ailleurs vos commentaires sont fortement sollicités pour animer les débats et participer, même modestement, à l'évolution du secteur laitier tunisien.